Quelle est cette mystérieuse statue avenue du Mont-aux-Malades ?

Peu de gens connaissent son existence. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent son histoire… Peut-être même ne l’avez-vous jamais remarquée ! Cette statue située dans la côte du Mont-aux-Malades est bien mystérieuse : voici son histoire.

 

Placée à mi-course de la côte du Mont-aux-Malades où les piétons sont rares (à gauche dans le sens de la montée), souvent dissimulée par la végétation, cette statue qui regarde vers le val des Cottes est très peu connue, voire mal identifiée pour ce qu’elle est : une Vierge à l’Enfant, érigée pour une raison très précise.

Statue Notre Dame de Miséricorde

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Zoomez avec la vue satellite pour visualiser l’emplacement exact de la statue.

Ouverte sur l’avenue et clôturée sur les trois autres côtés, cette sculpture est située sur un terrain qui a appartenu pour moitié à un architecte, et pour l’autre moitié à Jacques Chastellain (1885-1965), maire de Rouen de 1945 à 1958 et ami de Victor Boutrolle d’Estaimbuc (1887-1980), lui-même maire de Mont-Saint-Aignan de 1945 à 1963. Durant la Seconde Guerre mondiale, la maison dont dépend ce talus fut réquisitionnée pour y loger les hauts gradés de l’armée allemande cantonnée à Rouen. En 1944, lors d’un raid aérien, une bombe tomba tout près de cette maison mais n’explosa pas : aucune victime dans le voisinage ne fut à déplorer. 

L’abbé Deschamps, curé de la paroisse, avait fait promesse à Marie d’ériger une statue au cas où aucun bombardement ne causerait de dégât sur sa paroisse. Avec l’aide des habitants de Mont-Saint-Aignan, il tint sa promesse et une souscription finança cette statue en remerciement à la Providence. Par un accord verbal sans autre forme de procès, Jacques Chastellain fit don de cette parcelle à la commune de Mont-Saint-Aignan et une procession eut lieu en présence du prêtre de la paroisse, des habitants et des deux maires.

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Josette Hébert-Coëffin

L’auteur de la sculpture est Josette Hébert-Coëffin (1906-1973), sculptrice et graveuse-médailleuse originaire de Rouen. Après des études à l’école des beaux-arts de Rouen où elle obtient un premier prix de sculpture et d’architecture en 1922, elle devient la première lauréate de la fondation John-Simon-Guggenheim à New York en 1937, avant d’obtenir une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1937 ainsi qu’une médaille d’or de la société d’encouragement pour l’industrie. Habitante de Mont-Saint-Aignan dans les années 1930, elle est aussi membre correspondant de l’académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.

On peut admirer plusieurs de ses œuvres ici.

DR
Une plaque commémorative est toujours visible sur le socle de la statue, bien que le temps ait presque effacé la gravure. Passez la souris pour faire apparaître le texte !

L’inscription peut être déroutante : elle indique en effet deux dates, 1433 et 1944. La dernière signale simplement l’année de l’érection de la statue. Mais la première ? Il s’agit en fait de l’année de création de la confrérie Notre-Dame de miséricorde, à l’origine de la souscription. Cette confrérie du Mont-aux-Malades fut créée à une époque où la peste ravageait la France et rassemblait des fidèles de la paroisse, de Rouen et des environs.